Les petits cris

Les petits cris

2002

ISBN 2874081760

Les petits cris explore le thème de la pauvreté.

 

Le vécu d’une poignée de sans-abri. Leurs points communs : avoir tous été laminés par la vie et s’être retrouvés, un beau jour, réunis au cœur d’un même et unique petit parc. A présent, cette vie, ils vont devoir se contenter de l’observer chez les autres, en train de broyer ses nouvelles victimes. Ou de la vivre encore en rêves pour leur propre compte. Enfin, en rêves ou en cauchemars…

 

Les petits cris ne révèlent pas seulement des bruissements de vie ordinaires ; ils charrient aussi des signaux de détresse, hélas, souvent trop discrets pour être entendus de quiconque.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo de couverture : pastel de Monique Cordier

 

 

Le rêve offre ici des vertus compensatoires à tous les manques dont sont victimes les personnages paumés du récit. Il est une drogue. Tant qu’il ne tourne pas au cauchemar, il devient même thérapie. Question de dosage.

Parmi les sans-abri du petit parc, Julien, un ancien explorateur déchu… A moins qu’il ne s’agisse encore d’un simple affabulateur, d’un imposteur quelconque... Qu’importe pourtant ! Son réel talent de conteur va entraîner ses compagnons de misère dans des aventures délicieusement redoutables. Avec lui, l’imaginaire sera boosté de façon drastique.

 

 

Extrait

Au-delà des grands arbres fous du parc, du fortin savamment saccagé et du cheptel momieux de la ferme rurale, notre quartier résidentiel de fortune jalonnait les confins d’un monde autrement plus sauvage. Des sentiers erratiques parcouraient, depuis chez nous, trente archipels au moins de buissons drus et d’ornières traîtresses.

D’accès relativement aisé, ces paisibles îlots offraient de merveilleuses tanières aux amants prudes, victimes, eux aussi, des surchauffes de l’amour. Marchant à pas de loups, nous pouvions quelquefois, nonchalamment, en surprendre les ébats tendres, épiques. Et seule notre sacrée sale odeur de putois, fumée à l’ardennaise, finissait quand même par devoir nous trahir. Trop affairés par leurs juteuses manières, les tourtereaux prenaient rarement la peine de nous adresser le plus minime salut, le moindre mot gentil. Nous comprenions fort bien ces attitudes peu déférentes à notre égard, n’en prenions nul ombrage et ne leur en tenions nulle rigueur.

Mais les broussailles passées, la végétation s’étoffait, prenait de l’em-bonpoint, davantage de couleurs. Chênes, marronniers, platanes fuyaient à l’arrivée de variétés d’arbres fauves. Les mangroves, pullulant soudain en palétuviers géants, abritaient par milliers rêves et frayeurs en sursis.

Notre passage faisait ainsi se dérober, voletant à petits coups de rames et paniquées, quantité de feuilles frêles on s’en doute, mais étrangement vivantes. Les champignons se rétractaient avant de disparaître au loin, laissant sur place des crottes et des effluves. Le gravillon fuyait en grognant dès le premier abord. Et empoigner arbitrairement des lianes révélait quelquefois au grand jour des queues de singe par ailleurs fustigeantes. Quand il ne vous tombait pas dessus quelque grenouille planante ou des serpents volants, c’est qu’alors vous pouviez voir s’enfuir des colonies de binturongs d’arbustes, à la queue préhensile, ou même s’envoler par myriades des calaos-rhinocéros au bec si casqué de rougeurs infantiles qu’on les eût pris facilement pour pompiers en ribote. En détalant à grands fracas de branches cassées, pangolins écailleux, toupayes, rats de lune et autres spécimens anonymes ou masqués, rampantsou salivant, grouillants ou solitaires, auraient volontiers donné le coup de grâce aux cœurs défaillants des intrus.

Mais nous étions solides. Et Julien, ouvrant la marche, nous rassurait de sa seule et costaude présence.

C’est qu’il y avait encore, enfouies aux pires tréfonds de ces contrées sauvages, dix mille et une espèces aujourd’hui recensées de bêtes plus qu’assassines : d’élégantes coccinelles se prêtaient à de joyeuses parties d’anthropophagie programmées, des échassiers-clairons sonnaient régulièrement l’hallali du grand macabre, des chiens-dents au sourire angélique fort trompeur finissaient bien un jour par vous transformer en dentifrice humain.

C’est qu’ici, tout existait.

Tout ! Et son contraire évidemment. Les plus séduisantes écailles du monde étaient lorgnées des écaillers les plus funestes. La fourrure délicate côtoyait le monde fouineur des mites les plus friandes en poils. Et le naphtalinier vengeur, aux ramures aigres et odoriférantes, se voyait à son tour élimé, grignoté, ravagé, sanctionné par de vaillantes armées de termites insatiables.

- C’est loin encore où tu nous mènes, Julien ?

- Silence, bande de conards ! lança-t-il. Et marchez donc plus discrètement, nom d’un rat ! Sinon, vos infâmes et si peu ragoûtantes carcasses finiront bien par trouver preneurs... Ah, c’est que ça rigole pas, la jungle, mes mignons !...

Manger ou être mangé. Voilà qui résumait somme toute assez bien la philosophie de ce splendide morceau de sauvagerie, resté vierge jusque là.

Le climat, chaud et humide l’été, déclenchait au cœur les foisonnements les plus extravagants et, dans la nature, l’apparition quasi spontanée d’uneflore incandescente. Les orchidées jetaient là leur dévolu sur les plus magnifiques écrins de verdure qui se pussent concevoir. Et embaumaient les sous-bois : nous y croisions en fait une variété puante.

Mais là encore, convenait-il de se défier très fort. Certaines, aux têtes d’angelots gentiment débonnaires, s’encouraient à toutes pattes après avoir tenté de vous mordre, de vous arracher un arpent de chair fraîche. Les apparences étant trompeuses en jungle, on ne pouvait jamais accorder sa confiance en rien, ni en personne. Ici chacun tirait les rênes de son propre char à lois.

La faune évoluait au fur et à mesure de notre pénétration plus profonde en forêt. Les grillons des arbustes laissaient peu à peu la place à des lézards à crête, et les derniers rouges-gorges oubliés aux beaux eurylaimes verts.

Dès lors que les lianes entravaient trop le travers de la piste, Julien n’hésitait pas à jouer de sa machette, entaillait sans pitié, moulinait l’air, hachait menu, tranchait sans sourciller, débroussaillait, élaguait, construisait des tunnels. C’est dire si notre passage laissait aussi au sol quantité de queues de singes imprudents. Et hurleurs. Et s’ils ne l’étaient pas, grands dieux ! ils le devenaient vite.

Pourtant, la dernière victime de l’ultime coup de machette ne fut plus un singe, mais bien un véritable serpent furtif, d’une espèce rare et venimeuse, qui fut coupé en deux parties rigoureusement égales. N’exigeant guère leur reste, les deux morceaux avaient aussitôt détalé en directions contraires. Exactement comme des lapins. Ou comme des poules à qui l’on eût soudain tranché la tête sur un billot, et qui se seraient alors empressées de faire un dernier tour d’honneur du poulailler maison. Ou bien encore comme ces saints admirables qui, tranquillement décapités, s’en retournaient chez eux, chantonnant et guillerets, la tête précieusement enserrée sous le bras.

Le dieu jungle réclamait des victimes. Julien les lui offrait. Avec jubilation.

La nuit s’installait quelquefois à perpétuité dans certains sous-bois denses.

Des yeux, allant le plus souvent par paires, allumaient brusquement des pénombres sans limites, tandis que de petits cris sauvages faisaient résonner sobrement les plus somptueux volumes d’une cathédrale qu’on pressentait grandiose. C’étaient les lieux de rendez-vous préférés des panthères amoureuses.

Et mieux valait pour cela se méfier !

- J’ai peur ! dit la petite voix tremblante de madame Mireille.

- Silence, conarde ! Si tu veux pas être bouffée pour midi, tu nous la fermes...

Chacun d’entre nous pouvait parfaitement ressentir les frôlements harcelants, les caresses insistantes que semblait souhaiter prodiguer en douceur quelque laide sorte de chauve-souris géantes, et entendre encore celles-ci renifler bruyamment et se racler la gorge de manière bien vulgaire.

- Manquait plus que ça ! soupira Julien, amer. Des moustiques-piranhas !...

En vérité, les pires créatures que la jungle, jamais, n’ait eu à charrier derrière elle ! Avec, évidemment, les sangsues mouffettes, les serpents seconde, les scorpions cagoulés et les punaises citriques...

- La peste soit de ces bêtes et de celui qui en a eu l’idée !... jura Julien.

- J’ai un peu peur ! dit la petite voix fluette, pulpeuse, à présent implorante, de madame Mireille.

Avant de gueuler brusquement :

- Ouille ! Elle m’a piquée ! Elle m’a piquée ! Salope de nom de dieu de merde de crapuleuse vermine ! Oh, l’enflée !...

Et, excédée, d’ajouter :

- Tiens, prends ça, immonde saleté !...

A ce moment précis, un cri horrible avait traversé de part en part l’immensité architecturale de verdure, presque aussitôt suivi d’un bruit de crash mou. Puis de grognements rauques, ronflants, monstrueux, vindicatifs. Cinq ou six panthères au moins se disputaient méchamment dans la nuit, à coups de pattes vicelardes et de crocs acérés, le moustique-piranha soudain déboulonné du ciel.

Quand, au bout du tunnel rédempteur qui permettait la fuite, la lumière fut enfin rétablie, chacun put admirer à son aise, aussi longtemps qu’il le voulût, la joue enflammée, bouffie et tuméfiée de madame Mireille.

- Mon Dieu ! à quel immense désastre venions-nous réellement d’échapper !... pensai-je, très égoïstement.

C’est alors qu’apparurent devant nous les premiers contreforts de collines modestes et verdoyantes.

Des collines modestes et verdoyantes sans doute ! Mais juteuses, ô oui ! combien juteuses ! Des ris d’eaux bronzées en ruisselaient de toutes parts, multipliant les cascades rebondies comme joyeuses cuisses de nymphe. Ou pilons épilés de poulet. Et leur cours ivre forgeait, autour de bouquets de palmiers et fougères, de petits paradis tropicaux où il nous sembla qu’il fît bon se baigner nus.

Julien prit pourtant une autre direction.

Grand connaisseur de jungles, mais surtout rendu sage à force d’égratignures fâcheuses, il préférait, en ces contrées paradisiaques à risques, multiplier les précautions, éviter les terrains découverts, louvoyer furtivement et tromper de la sorte l’éventuel candidat tortionnaire.

- Y aurait-il des crocodiles dans ces filets de mares ? demandai-je, naïvement.

- Ta gueule, conard !

Je reconnus toutefois volontiers qu’il avait raison et que, face aux dangers sournois qui certainement guettaient quelque part, il convenait de nous imposer un silence prudent. Pourtant je ne pus m’empêcher de croire aussi qu’il ne savait pas très bien la réponse à donner.

Nous nous comportions à présent comme des enfants de chœur en excursion scolaire, confiant nos vies et nos plaisirs au seul maître infaillible, ou du moins jugé tel. Nous nous taisions bien sûr un peu. Mais sur demande seulement ! Avant d’oublier la consigne et de nous répandre à nouveau en petits cris aigus.

Jef, yeux hagards, se tenait un peu coi, redoutant ciel et terre, cherchant sans rien comprendre l’endroit sournois d’où viendrait l’agression de l’égarée cymbale ou du butoir paumé. Salomon trouvait là matière et prétexte à resserrer son éternelle étreinte qui écrasait Madeleine, elle-même tétée par l’Emilien joli. Et Dédé regrettait toujours le temps de ses aventures portuaires incertaines.

Madame Mireille, elle, continuait à geindre discrètement, profondément vexée qu’on pût voir sans relâche, ni même payer de tune, sa boursouflure tumorale plus joufflue qu’un fessier. Elle allait jusqu’à percevoir, en son immense malheur, les signes indiscutables d’un proxénétisme divin qu’elle eût volontiers dénoncé.

- Dieu souhaite me détourner de mon commerce charnel et de mon véritable destin ! soupirait-elle. Il me veut à Lui seul...

Elle expliquait ainsi, à sa petite manière, la signification - parfaitement plausible selon elle ! - de cette inopinée morsure de moustique-piranha. Et refusait, bien entendu, les perspectives restreintes du simplet avenir de vestale.

Des idées vraiment bizarres qu’elle se faisait, madame Mireille ! Nettement exagérées, pour sûr ! Et qui ressemblaient à s’y méprendre à de la vantardise.

Force était pour nous de reconnaître surtout que les morsures de moustique-piranha donnaient aussi de fameux coups de zinzin à qui en étaient les victimes. Il conviendrait de se méfier davantage au retour !

Nous avions emprunté jusque là, dans d’infinies patiences, la courbe dorsale d’une crête boisée monotone. Et nous nous apprêtions à redescendre ainsi l’autre versant, lorsque soudain Julien s’arrêta net :

- Hé, les conards, venez donc voir ! susurra-t-il en guise d’invitation.

Mais avec tout de même de grands gestes furtifs qui happaient l’air, fort prometteurs.

De là-haut, alors que nous nous retrouvions soudain perchés au sommet d’une falaise insensée, le spectacle révélait une indescriptible beauté. Plongeant au ralenti dans l’immense dénivelé nous faisant face, les eaux arc-en-ciellées d’un torrent gigantesque s’en allaient mollement s’écraser dans des cascades et des cascades de vasques en enfilade, de moins en moins tumultueuses. Des milliers de jeunes femmes enivrantes, le corps nu et brillant, grouillaient en cette vallée paradisiaque dédiée surtout au dieu vertige.

- La tribu des Sabrines !... murmura Julien.

Certaines ventousaient les rochers, d’autres vampirisaient les courants d’eaux. D’aucunes, superbes, ensorceleuses, couraient en grappes en taquiner de plus mignonnes encore. Chaque corolle entrevue était une Sabrine adorable et coquine.

La tête de Jef encaissait cette fois d’apocalyptiques coups de cymbales. Il crut même, en son concert retentissant, reconnaître une Hectorine flûtiste.

Serrant dans ses bras durs la Madeleine hérissée et piquante, et l’Emilien joli perdu dans ses rêveries, Salomon, lui, était resté d’un beau marbre olympien.

- Où sont les Sabrins ? demandai-je, rendu inquiet par l’absence de tout mâle.

- Les Amazons, tu veux dire !... Mais ils dorment tous, ces bougres de conards ! Ces crétins se contentent de dormir !... pouffa Julien. Dans d’autres vallées annexes et tout aussi nus que leurs dames !

Avec la dernière énergie, Madame Mireille insista aussitôt pour qu’on se rendît sur le champ dans ces vallées annexes.

Mais Julien ne voyait point la nécessité de prolonger, outre mesure, une expédition déjà bien éreintante comme cela. Ces marches longues, périlleuses et traîtresses épuisaient tout leur monde !

- Vous n’êtes qu’un vilain macho ! Un goujat ! Un sale égoïste ! tint à préciser madame Mireille qu’on devinait fâchée derrière son grossier tumulus de chair tuméfiée.

Julien n’en démordit point pour autant.

- Moi, je la comprends, madame Mireille ! osai-je encore ajouter pour clore un chapitre de toute manière entendu.

Je me réjouissais un peu d’avoir trouvé là matière à revanche personnelle...

Le regard de Jef s’était rallumé : il voyait à nouveau des Hectorine de tous côtés. Des coups de boutoirs géants l’avaient rappelé à l’ordre aussitôt.

Julien, lui, s’était égaré dans des rêveries atroces et douces à la fois. En chacune des femmes nues, il reconnaissait une Eglantine intacte, souriante, joyeuse de vivre ! L’une d’elles, la véritable Eglantine, lui avait fait, je crois bien, comme un petit signe discret de la main : elle lançait vers lui quelque mignon baiser. Il se serait volontiers donné la peine de se précipiter du haut de son rocher. Et s’il se retint, ce fut juste par miracle.

 

© Jacques Lambert

PCL Editions, 28 Bte 9, avenue de l’Héliport B-1000 Bruxelles.

Critique

 

Voici un auteur qui nous paie de mots, non pour faire impression, mais parce qu’il est emporté malgré lui, que sa plume bouge malgré lui, au contraire de tant d’écrivains qui sont à ruminer devant des pages vides.

Alors ces Petits cris, comment faut-il les entendre ? et de quoi est-il question en ce livre qui n’est peut-être pas au goût du jour et « tant pis our le jour » comme a déclaré Pascal Mérideau à propos d’un film original. Nous payer de mots ? Exemple : dalisés , fellinisés, picassorisé, déliquesçaient ou tournechamboule… et l’on devine que l’auteur a tracé avec joie un qu’ils cherchassent dans leur désastre à remplir des poubelles. Le sujet ? Des sans-logis échoués dans un parc public : celui qui raconte et met en scène, Jef, chef de gare émérite, ayant perdu pied, place et raison, devenu le voisin immédiat du conteur, puisqu’il habite le carton de gauche. Il y a Salomon, clochard riche en abominations variées et Honoré ex-marchand de hasards, c’est dire marchand de matériel de seconde main de provenance incertaine guetté par une décharge à trois virages et demi de son magasin ; bien d’autres encore. En somme, ils sont des errants immobiles, comme secoués par un Jacques Lambert qui, lui, ne tient pas en place, tant il crible d’images, de formules, de trouvailles, ce récit, en cinéaste qu’il restera, pensons-nous, pour le plus grand bien de ses reportages filmés : la vie, avec des exemples qui font mouche, qui font guêpe, qui font mal :

"Julien, c’est vrai, n’avait pas connu que la jungle dans ses vies antérieures. Il avait traversé nombre d’océans et le Sahara, côtoyé le Rul al Khali, titillé de près le Bura. Et ses voisins l’avaient souvent vu rentrer en son antre, titubant, du sable plein la culotte, les chevilles mordillées par des tas de scorpions mal séchés au soleil. Il avait ramené de ses voyages multiples, et dans de monstrueux bagages, outre des leçons de vie fabuleuses, plus d’un objet qui fleurait bon l’exotisme, l’existence et l’infini du monde : les cornes effilées d’un âne yéménite, une méduse aphrodisiaque en terre cuite et venue du plus profond de l’ère jurassique, des grimoires de savoirs antédiluviens, des bouts de bois graveleux ayant bien dû servir à quelque chose de perdu et d’infâme en des temps reculés, sans oublier ces si typiques gangrouilles géantes dont certaines, d’espèces rares, l’obligeaient à rougir d'un peu de fierté mal contenue. Les maladies ne gardaient pas non plus, pour lui, le plus infime secret. Il les avait toutes connues, testées, éprouvées, laissant sur le terrain des bouts de chair et de poumon, des glaires et de la pisse empoisonnée."

Marie Nicolaï

Nos lettres – août - septembre 2002

 

 

 

 

 

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160 pages

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